Victime d’une rupture du ligament croisé antérieur d’un genou contre l’Écosse en février dernier dans le Tournoi des Six Nations, Anthony Jelonch a malgré tout été retenu par le staff du quinze de France pour disputer la Coupe du monde (8 septembre-28 octobre).

Le troisième-ligne toulousain fait en effet partie du groupe des 33 communiqué ce lundi par Fabien Galthié. Comme en début de semaine dernière, le Toulousain aux 25 sélections était bien présent à Capbreton ce mardi pour s’entrainer avec les Bleus. « Il est avec nous mais c’est un cas particulier, a indiqué Bruno Boussagol, manager santé du XV de France en conférence de presse. Il est venu en joueur supplémentaire. Lorsqu’il s’est blessé contre l’Écosse, il n’avait qu’une envie, savoir s’il pouvait prétendre à postuler pour la Coupe du monde. Il m’a sollicité pour savoir ce que j’en pensais. Vu sa volonté, sa détermination, il était persuadé qu’il pouvait postuler, je me suis rapproché du Stade toulousain. On a discuté avec le médecin du club, avec son chirurgien, pour savoir dans quelle mesure on pouvait l’accompagner et monter un projet commun. On a travaillé ensemble, c’est vraiment une collaboration remarquable : chacun s’est positionné par rapport à ses compétences. Je l’ai eu pendant six semaines, entre la mer et la montagne, vers Montpellier. On a travaillé très dur. On a fixé des objectifs et, chaque mois, il devait valider ces étapes. On ne savait pas où ça allait nous mener mais on était déterminés, lui aussi était déterminé, à mettre tous les moyens pour pouvoir réussir. La dernière étape, avec des indicateurs à chaque fois, c’était la semaine du 15 août. »

Et voilà comment Jelonch a rejoint les Bleus dans les Landes la semaine dernière avant d’y revenir ce week-end. « Les entraîneurs ont souhaité le faire venir pour l’évaluer, qu’on puisse savoir où il en était, selon Boussagol. Son club l’a autorisé à venir. Suite à ces tests, il est reparti sur Toulouse pour revoir son chirurgien qui a étudié toutes les données qu’on a pu lui transmettre. Il a réalisé des examens pour visualiser son tendon, dans quel état il était. Ça faisait partie des indicateurs de reprise. Suite à cet examen, on a fait une visio-conférence pour savoir dans quelle mesure il était sélectionnable. Ça ne voulait pas forcément dire qu’il intégrait le groupe définitivement. Le chirurgien a donné son feu vert, avec l’accord de toutes les parties : les médecins, Anthony et le médecin de l’équipe de France. »

Désormais, le staff et le troisième-ligne visent un retour dans l’équipe fin septembre. « L’objectif, c’est de l’accompagner sur trois à quatre semaines pour qu’il puisse intégrer l’équipe sur le troisième (contre la Namibie le 21 septembre) ou quatrième match (face à l’Italie le 6 octobre)de la Coupe du monde, complète Boussagol. Il travaille avec nous sur le plan des prépas physique, où il a de la rééducation avec des objectifs bien définis. Il intègre aussi certains ateliers et on l’accompagne comme ça jusqu’à son intégration totale, quand tous les indicateurs seront bons. Aujourd’hui, on est dans cette démarche d’accompagnement et d’intégration puisqu’on s’est donné six mois comme objectif pour le faire revenir. »

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