Pas de démonstration de joie, respect pour son « très bon pote Foki » oblige. Arthur Fils a fêté sobrement un succès pourtant loin d’être anodin face au 23e mondial Alejandro Davidovich Fokina (6-3, 6-4), samedi au deuxième tour d’Indian Wells. Le Français de 19 ans n’avait plus gagné deux matches consécutifs depuis son tournoi de reprise, début janvier, à Auckland, où il avait atteint les demies. « Ça faisait longtempssouriait-il. C’est cool, bien sûr. Mais j’ai joué contre des bons joueurs donc ça ne m’inquiétait pas trop, tant que je suis concentré sur mon jeu, que je progresse. Avec mes coaches, on bosse pas mal d’aspects pour faire progresser mon jeu. Ça va payer, mais peut-être pas maintenant. »

Porté par son service

Encore en phase d’apprentissage, le poulain de Sébastien Grosjean et Sergi Bruguera avait ensuite enchaîné les performances décevantes et remporté seulement deux matches en quatre tournois, dont une tournée sur terre battue en Amérique du sud, le mois dernier, qui ne lui laissera pas de souvenirs impérissables. « Je n’ai pas gagné de match, enfin un seul »rembobinait sans se cacher celui qui s’était notamment agacé auprès du superviseur de la qualité très relative du terrain à Santiago, au Chili. « Mais c’était une bonne expérience, précisait-il. Si c’était à refaire, peut-être que je le ferais, mais d’une manière un peu différente. Je vais en tirer des leçons et en discuter avec mon équipe. On a pas mal de choses à se dire sur cette tournée. »

Avant de faire le bilan définitif de ses joutes sud-américaines, le 43e mondial retrouve des sensations sous le soleil californien. D’abord « un peu tendu » contre Nuno Borges (7-6 [5]6-2) au premier tour, jeudi, il a nettement haussé le curseur samedi. Porté par son service (aucune balle de break à écarter), Fils a impressionné par la violence et la lourdeur de ses frappes, son agressivité, sa précision (7 fautes directes pour 17 coups gagnants) et son attitude positive. « J’ai fait un match plutôt sérieuxanalysait-il à chaud. J’ai très bien servi, c’était le plus important. Quand l’échange se lance, il est très fort, donc parfois j’essayais d’écourter pour éviter les longs rallyes. J’ai bien frappé la balle, j’ai pas mal retourné aussi. J’ai pas mal bougé. Je suis assez content ! Je me sens bien ici. »

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