La magie a continué d’opérer samedi soir au PEPS. Devant une foule électrique qui croyait dès le départ aux chances de ses favoris, le Rouge et Or de l’Université Laval s’est qualifié pour la première fois de son histoire pour la finale canadienne de basketball masculin.

En retard 74-73 avec 1 min 30 s à écouler au match, le Rouge et Or a réussi une poussée de 12 points sans réplique pour se sauver avec une victoire de 85-74 devant les Tigers de Dalhousie.

Incapable de gagner un match de premier tour au championnat canadien depuis 2004, le Rouge et Or n’est maintenant plus qu’à une victoire de soulever le trophée W.P. McGee. Dimanche à 18 h, les protégés de Nathan Grant croiseront le fer avec les Gaels de Queen’s pour la suprématie du basketball masculin. Peu importe l’identité du vainqueur, il s’agira d’un premier titre.

Les centres volent la vedette

Profitant d’un avantage de gabarit sur les Tigres, les centres Ismaël Diouf et Haris Elezovic ont brillé de tous leurs feux. Principalement grâce à ses deux grands bonhommes, le Rouge et Or a récupéré 15 rebonds de plus que les Tigers.

«Ce n’est pas seulement moi qui a fait la différence, mais ce fut un travail d’équipe, a raconté Diouf qui a été choisi joueur du match du côté des vainqueurs avec 19 points, 11 rebonds et trois blocs. Tout le monde a contribué en défensive face à Malcolm Christie qui est des meilleurs tireurs au pays. Les blocs sont une de mes forces.»

Dans une cause perdante, Christie a réussi 25 points et le Montréalais Nginyu Ngala en a ajouté 16.

La foule lui procure un second souffle

À bout de souffle, Diouf a été énergisé par la foule. «J’étais brûlé à la fin du 3e quart, a indiqué le gaillard de 6 pi 9 po. Sans la foule, j’aurais quitté un moment. Merci à la foule.»

«Avec quatre minutes au match, Ismaël m’a regardé pour envisager un changement en raison de la fatigue, mais Steeve (Jospeh) lui a dit tu ne sors pas, de renchérir l’entraîneur-chef Nathan Grant. Il n’a pas débarqué. C’est la force du mental qui fait la différence quand la fatigue embarque autant.»

Crédit photo : Photo Courtoisie Mathieu Bélanger

En début de saison, Grant a identifié trois clefs pour que le Rouge et Or connaisse du succès sur la grande scène. «Avec une bonne performance des deux côtés aux rebonds, une bonne transition offensive avec le retour des arrières Steeve et de Sidney (Tremblay-Lacombe) et l’éclosion d’Ismaël, je savais que nous serions capables de gagner de gros matches, a expliqué Grant. Ismaël a besoin de la confiance de ses coéquipiers. Il s’impose de plus en plus.»

Avec deux paniers qui ont procuré les devants 77-74 au Rouge et Or, Elezovic a lui aussi joué un fort match. «Ces deux paniers ont été le point tournant et nous n’avons jamais plus regardé en arrière, a mentionné l’auteur de 20 points, un sommet d’équipe, et 13 rebonds. Dimanche, nous avons une opportunité de faire quelque chose que peu d’équipes ont fait, soit de gagner un championnat canadien et de le faire à domicile.»

Vague d’amour des amateurs

Vétéran du Rouge et Or, Sidney Tremblay-Lacombe n’en croit pas ses yeux de l’appui de la foule. «Je n’ai jamais vu ça une foule comme ça, a lancé l’arrière de 4e année. La Ville est derrière nous. On a la chance de faire quelque chose qui n’a jamais été fait. Tous les espoirs sont permis et on ne se présentera pas en finale pour participer.»

Crédit photo : Photo Courtoisie Mathieu Bélanger

Dans une bataille toute ontarienne, Queen’s a mérité son billet pour la rencontre ultime en disposant des Gee Gees d’Ottawa par la marque de 84-77. Dans un match présaison disputé à Bishop’s, Queen’s avait démoli le Rouge et Or au pointage de 97-69, mais ce match à sens unique n’inquiète pas du tout Grant.

«Les Gaels sont une équipe bien huilée, expérimentée et physique, mais nous ne sommes pas le même club, a résumé le pilote lavallois. Il faudra égaler leur ténacité.»

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