A l’instar de ce qu’il avait laissé transparaître lors de la première semaine de la dernière Vuelta, Remco Evenepoel semble se laisser gagner par la nervosité sur ce Paris-Nice, comme en témoignent son accrochage avec son ancien équipier Tim Declercq et ses piques répétées envers Primoz Roglic. Analyse.

Alors qu’au soir de la première étape, il avait déjà pointé du doigt Primoz Roglicqui n’avait pas accepté de collaborer avec lui alors qu’il durcissait la fin de course, Remco Evenepoel est de nouveau sorti de ses gonds après le contre-la-montre par équipe de ce Paris-Nice 2024, accusant son ancien coéquipier Tim Declercqaujourd’hui chez Lidl-Trek d’avoir gêné les Soudal-Quickstep dans le final.

Un accrochage avec Declercq, une nouvelle pique sur Roglic

Evenepoel a ainsi lancé, dans des propos rapportés par cyclismeactu.net : « Il a continué à rouler devant nous dans un virage technique et ne s’est pas écarté. Un grand merci à lui. C’était vraiment mauvais. Tim est peut-être un ancien coéquipier, mais on ne fait pas quelque chose comme ça. L’a-t-il fait exprès ? J’espère que non, mais c’est possible ». Dans la foulée, Tim Declercq avait réagi sur les réseaux sociaux, comme relayé par le Le journal : « Ce n’était pas intentionnel mais cela peut arriver. Je ne vois pas ce que je pouvais y faire. En principe, on aurait dû me dire à l’oreillette : ils sont là. Mais ils ne pouvaient rien dire dans la voiture parce que les autres coureurs l’auraient entendu aussi et cela aurait été très déroutant. Si je l’avais su, je me serais retiré, car c’est la dernière chose que je ferais de gêner sciemment. Ils sont arrivés à une vitesse tellement élevée, 20 à 30 km/h plus vite que moi… Dans une ligne droite, vous voyez loin derrière vous et vous vous arrêtez. Mais pas de ce côté-là. Remco devrait me connaître en tant que personne et savoir que je ne ferais jamais quelque chose comme ça exprès. ‘’C’est possible’’, je trouve que c’est un peu dommage qu’il dise ça. Je ne veux pas non plus me précipiter. Il l’a dit dans le feu de l’action ». De l’aveu même de Tim Declercq, Remco Evenepoel s’est rapidement excusé : « Je ne voudrais jamais gêner délibérément qui que ce soit, c’est un malheureux concours de circonstances. Il s’est déjà excusé personnellement et c’est réglé pour moi ».

Aussi nerveux que lors de la première semaine de la Vuelta l’an dernier

Au matin de la quatrième étape mercredi, Evenepoel en a remis une couche en direction de Primoz Roglic. Alors qu’on lui signifiait que désormais, lui et le Slovène pouvaient trouver un intérêt commun à rouler contre l’équipe Émirats arabes unisle champion belge avait rétorqué ironique, comme rapporté par le Le journal : « Ce serait formidable s’il voulait coopérer n’est-ce pas ». Tout cela tend à démontrer que Remco Evenepoel pourrait retomber dans ses travers en se laissant gagner par la nervosité sous la pression d’une course par étapes où il vise le général. L’an dernier, il avait déjà laissé transparaître sa nervosité au début de la Vuelta en plusieurs circonstances, ce qu’il avait fini par payer d’un gros jour sans lors de la grande étape Pyrénéenne.

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