A l’occasion d’un entretien au mensuel Vélo Magazine, Julian Alaphilippe est revenu en détail sur sa relation avec Remco Evenepoel, dont on a pu penser qu’elle n’était pas idyllique devant le peu d’empressement manifestés par les deux champions à évoluer ensemble sur les routes du Tour de France en juillet prochain. Analyse.

Alors que les orientations stratégiques de la Soudal-Quickstep axées autour du projet Tour de France de Remco Evenepoel ne laissaient guère de place à Julian Alaphilippe, d’autant que le champion belge n’a jamais émis le signe qu’il espérait l’avoir autour de lui pour le Tour, ce qui aurait pu pourtant faire sens à l’heure où plusieurs grandes équipes adoptent une stratégie à plusieurs leaders, l’hypothèse que la relation entre les deux hommes pourrait ne pas être idyllique a inévitablement vu le jour.

« Même si je suis moins bien depuis deux ans, cela ne l’a pas rendu différent avec moi »

A l’occasion d’un entretien accordé à Vélo Magazine, Julian Alaphilippe a répondu aux interrogations sur sa relation avec Remco Evenepoel : « Cela s’est toujours très bien passé. Remco et moi n’avons jamais eu de problèmes d’ego ni d’histoires. Je l’ai vu arriver dans l’équipe, progresser et faire son chemin. Remco a accompli des choses incroyables dans sa carrière et je suis super heureux pour lui ».

« Remco a toujours montré de l’estime pour ce que j’ai pu faire »

Dans la foulée, Alaphilippe est revenu sur les moments où ils se sont mutuellement aidés, comme pour donner des preuves de leur très bonne relation : « Cela a été un énorme plaisir de l’aider sur la Vuelta 2022, de le voir réaliser ce rêve et j’étais sincèrement content pour lui quand il est devenu champion du monde en Australie. Il lui est aussi arrivé de rouler pour moi, par exemple sur une étape du Tour du Pays Basque qu’il aurait pu gager et il m’a lancé le sprint, ce qui a ajouté à ma joie d’avoir gagné. On a toujours éprouvé une forme de respect mutuel. J’ai toujours été conscient du talent et de la classe qu’il possède et il a toujours montré de l’estime pour ce que j’ai pu faire. Il savait que depuis deux ans je n’étais pas au niveau qui était le mien auparavant, mais ça ne l’a pas rendu différent avec moi. Courir avec lui, c’est un plaisir car on roule pour gagner et travailler avec un leader qui gagne souvent, ça ne peut qu’être chouette ».

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