Le Canada sera de la phase finale de la Coupe Davis en septembre prochain, mais ce qu’on retient de l’affrontement du week-end contre la Corée du Sud, c’est la tenue de Gabriel Diallo.

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Certes, le jeune homme a commis une tonne de fautes directes dans ses deux matchs, mais il avait deux défis de taille à relever et il l’a fait avec aplomb et détermination.

On lui avait d’abord confié de lancer le week-end en disputant le premier match contre Soonwoo Kwon, un joueur classé 700emais dont le réel classement tourne autour du 50e rang mondial quand les blessures ne l’affectent pas.

Diallo a bouclé le match en deux manches identiques de 6-4, le ton était donné pour la suite des choses.

Défi

Puis samedi, il avait la lourde de tâche de fermer les livres après la défaite en double d’Alexis Galarneau et Vasek Pospisil contre JiSung Nam et MinKyu Song qui permettait aux Coréens de ramener le score à 2 à 1.

Et Diallo a une fois de plus répondu présent. Il a connu un très bon premier set remporté 7-5 et a fléchi au cours de la seconde manche qu’il a perdue 4-6 contre Seongchan Hong, mais il s’est ressaisi pour sceller la victoire canadienne en brisant le service de Hong à deux reprises dans un set qu’il a remporté 6-1.

Il a reconnu que la nervosité a pris le dessus lors de la seconde manche, surtout quand les fautes directes se sont mises à s’accumuler. Il en a commis 25 lors de la première manche et 28 lors de la seconde. Il a ensuite nettoyé son jeu et n’en a fait que 11 lors du dernier set. Ça sera son défi pour l’avenir, d’être plus constant et de ne pas se nuire en bousillant des occasions. Mais il le dit lui-même, c’est tout un apprentissage qu’il a vécu au Stade IGA au cours de la fin de semaine.

«Je ne pense pas qu’il y a quelque chose qui peut te préparer à ça, il faut être ouvert d’esprit. Il y avait beaucoup de premières fois pour moi, dont une première fois à la Coupe Davis à la maison. Je suis extrêmement heureux et reconnaissant de me retrouver dans cette position.»

Sans les canons

Ce qui est surtout encourageant, c’est que l’équipe canadienne a disposé de la Corée du Sud malgré l’absence de ses deux gros canon, Félix Auger-Aliassime et Denis Shapovalov, qui disputaient le tournoi de Montpellier, en France.

«On a beaucoup de profondeur dans notre équipe avec les performances qu’on a vues ces derniers jours, a d’ailleurs mentionné le capitaine Frank Dancevic après la victoire. C’est bien de savoir qu’il y a des jeunes qui s’imposent sur le terrain et qui jouent du gros tennis.

«Il y a plusieurs équipes au monde qui ont juste un gros joueur et quand il est blessé, elles tombent.»

Et même si Dancevic avait Milos Raonic sur son banc, il ne l’a pas utilisé parce que le vétéran de 33 ans n’est pas encore à 100% de ses capacités.

Mentor

Cela dit, Raonic pourrait devenir un bon mentor pour Gabriel Diallo, qui n’a que 22 ans et qui présente un style de jeu qui n’est pas sans rappeler celui de l’Ontarien.

Diallo mesure 6’ 8’’ et Raonic fait 6’ 5’’. Ils ont ça en commun, mais ce n’est pas tout. Les deux joueurs sont de bons serveurs qui misent sur un jeu assez rapide et qui aiment monter au filet.

Diallo pourrait certainement profiter de l’expérience de son coéquipier s’il est en mesure de le côtoyer à nouveau dans le cadre de la Coupe Davis.

Parce que le jeune homme qui occupe actuellement le 132e rang mondial a des atouts qui permettent de croire qu’il sera bientôt en mesure de percer le top 100 mondial s’il parvient à mettre un peu d’ordre dans son jeu et à y en retirer certaines impuretés.

Sa combativité est manifeste, il dégage de la confiance, son jeu de jambes est rapide et jumelé à sa grande portée, ça lui permet de couvrir beaucoup de terrain et de se sortir d’impasse de façon souvent spectaculaire.

On peut même se permettre de rêver et de le voir faire vivre de beaux moments à la foule du Stade IGA l’été prochain lors de l’Omnium Banque Nationale alors que ce sont les hommes qui seront à Montréal.

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