Paul, les coachs semblent satisfaits de vos performances. Es-ce que ce statut de champion du monde U20 vous donne une pression supplémentaire cette saison ?

Écoutez, dans un premier temps déjà, je suis content que les coachs soient satisfaits du joueur que je suis. Maintenant, pour revenir sur cette pression, non, je ne pense pas. La meilleure chose que j’ai à faire, c’est de me concentrer sur mon rugby. J’essaye de juste de penser à l’aspect technique et non à la pression médiatique.

Qu’est-ce que cela change d’être champion du monde -20 ?

C’est avant tout des souvenirs qui resteront gravés à vie. Mais les objectifs de l’an passé sont remplis, il faut désormais se tourner sur ceux de cette saison. Entre Top 14 et coupe du Monde -20, le niveau est très différent, il faudra s’adapter. Je reste très attentif aux consignes et aux conseils que je peux recevoir pour progresser davantage.

Quels seront vos objectifs pour cette saison ?

L’objectif principal, il est clair : gratter le plus de feuilles matchs possibles avec l’équipe première (sourires). Grâce à la coupe du Monde, j’ai pu bien progresser, engranger de la confiance, je me sens prêt. À moi désormais de répondre présent sur le terrain quand le staff fera appel à moi pour pouvoir porter ce maillot le plus possible.

« On a hâte de montrer ce que vaut ce Stade toulousain remanié à Ernest-Wallon. »

Y a-t-il un axe où vous estimez devoir progresser pour vous imposer au Stade toulousain ?

Je suis jeune, j’ai 20 ans donc évidemment qu’il y a un axe de progression. Je dois prendre en maturité, physiquement, mais aussi rugbystiquement. J’évolue au centre, notamment en 13, un poste qui demande d’être très solide défensivement, c’est sur cet aspect que je mets un gros focus. En attaque, surtout ici à Toulouse, on a des situations, donc il faut aussi progresser pour exploiter au mieux le ballon.

En défense, vous montez souvent très fort pour prendre très bas, c’est dû à votre gabarit plutôt modeste ?

Par rapport aux autres centres du championnat, je suis dans la catégorie des poids légers, voir plumes, c’est vrai (rires). Je dois donc trouver des solutions. Essayer de monter vite et de prendre bas sans prendre la pression physique, c’est ce que j’arrive en tout cas pour le moment à bien faire.

Quelle est votre relation avec votre père Arnaud Costes, qui a lui aussi un très beau CV rugby ?

Elle est fusionnelle. On partage la même passion et les mêmes idéaux sur ce sport. Après, c’est mon père pas mon coach. Il est plus là pour me rassurer. La pression, je l’ai déjà au club pas besoin de l’avoir à la maison. Mais je tire tout ce que je peux de son expérience.

Que vous inspire la sélection de Louis Bielle-Biarrey avec le XV de France pour la coupe du Monde ?

Je suis très content pour lui déjà. Ensuite, cela montre que le rugby peut aller chercher de jeune talent pour ce type de compétition. Cette sélection, c’est aussi un motif de motivation. Il a prouvé que c’était possible pour nous d’aller pourquoi pas se faire une place prochainement chez les A.

À quel type d’affrontement vous attendez vous ce dimanche face à Montpellier ?

C’est une équipe très dense. Elle lance très bien le jeu et sait exploiter les zones du terrain. En amical on déjà vu ce que cela donnait. Ils ont maîtrisés le jeu de la Rochelle le week-end dernier. Ce sera une belle affiche et on a hâte de montrer ce que vaut ce Stade toulousain remanié à Ernest-Wallon.

Pour résumer

Présent en conférence de presse, le jeune Paul Costes est revenu sur son titre de champion du monde U20 et sur ses objectifs de la saison avec le Stade toulousain. Il s’attend tout particulièrement à une rencontre difficile contre Montpellier ce dimanche.

Ghyslain Le Roy

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