Le meilleur pointeur de l’histoire de la deuxième génération des Remparts de Québec, Éric Chouinard, est devenu samedi un immortel de la franchise. Son numéro 7 a rejoint celui porté par son père, Guy Chouinard, avec la première génération de l’équipe dans les hauteurs du Centre Vidéotron.

Entouré de sa famille et de près d’une vingtaine d’anciens coéquipiers, l’auteur de 297 points en carrière dans la LHJMQ, dont 149 buts, a su contenir ses émotions pendant la cérémonie du retrait de son chandail qui a duré environ 25 minutes.

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«C’est très émotif! Je pense que j’ai bien fait ça pendant le discours. C’est certain que de voir la bannière qui se dévoile et qui monte au plafond avec mes filles [Alexandra et Olivia] à côté de moi, il y a un paquet de choses qui me sont passées par la tête», a mentionné celui qui avait été un choix de première ronde du Canadien de Montréal en 1998.

«C’est tellement de beaux souvenirs. Ça a été de super belles années ici avec les Remparts. D’avoir cette reconnaissance-là, c’est l’fun. La manière dont tout s’est fait, incluant l’annonce de Simon Gagné quand il m’a annoncé que mon chandail serait retiré, c’était parfait», a-t-il poursuivi.

Une histoire familiale

Rencontré après la cérémonie, Éric Chouinard a rappelé à quel point son passage chez les diables rouges avait été significatif sur le plan familial. En plus d’avoir évolué sous les ordres de son père qui était l’entraîneur de l’époque, ses oncles Pierre, Jean et Jacques Chouinard avaient aussi enfilé le chandail de l’équipe par le passé. Son grand-père a également été parmi les premiers actionnaires de la première génération de l’équipe.

«J’ai grandi en entendant parler des Remparts. Mon père et mes oncles ont joué pour l’équipe. Quand les Harfangs sont devenus les Remparts et qu’ils ont fait mon acquisition, les choses ont déboulé rapidement. C’était clair que je devais porter le numéro 7 pour poursuivre la tradition familiale», a-t-il raconté.

Un message aux joueurs

Aujourd’hui préfet de discipline de la LHJMQ, il a amorcé son discours sur la glace en s’adressant aux joueurs actuels des Remparts et des Olympiques de Gatineau, ainsi qu’aux officiels du match qui allait suivre la cérémonie, en leur demandant à la blague de ne pas lui donner de travail pendant cette rencontre.

«J’aimerais ça avoir une petite soirée tranquille. Pas d’histoire de coup à la tête et de crosscheck s’il vous plaît. Ça marche? Du jeu physique, mais propre. À mes amis les officiels, ce n’est pas que je ne vous aime pas, mais une petite soirée sans se parler, ce serait parfait», a-t-il rigolé en prenant bien soin de prendre une pause permettant à la foule d’huer les officiels.

Sur une note plus sérieuse, il a aussi conseillé aux jeunes joueurs «de continuer à persévérer», peu importe les hauts et les bas qu’ils peuvent vivre dans leur carrière.

En vitesse

  • Pour un deuxième match consécutif, les Remparts ont vaincu les Olympiques en tirs de barrage par la marque de 3 à 2. Cette victoire leur permet de devancer les Sea Dogs par quatre points au 16e et dernier rang du classement général donnant accès aux séries éliminatoires.
  • Zachary Marquis-Laflamme a quitté la rencontre, victime d’une blessure au haut du corps. Il rencontrera les médecins cette semaine, mais sa saison pourrait être terminée.

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