Avec quel sentiment ressortez-vous de cette première défaite depuis treize rencontres de L1 ?
Nous sommes frustrés, déçus, forcément. On ne s’habitue jamais à perdre. Quand on n’a pas perdu depuis longtemps, l’envie de rester invaincu continue. Je retiens surtout le résultat. Sur l’ensemble du match, on a au moins mérité de repartir avec le nul et un score de parité. En première période, on a beaucoup manqué de justesse technique pour poser plus de problèmes à Lens. On a mal exploité certaines situations. On était en dedans, on n’arrivait pas à délivrer le football que l’on est capable de faire. En deuxième période, c’était beaucoup mieux. Les entrants ont apporté. Et on a eu trois-quatre situations favorables que l’on n’a pas concrétisées. À l’arrivée, on n’a pas pu faire basculer le match. Le facteur chance a joué. On est hors de position sur une touche, ce qui est rare (but de Lens). Le ballon revient sur un Lensois. L’histoire du match n’a pas tourné en notre faveur.

Pourquoi avez-vous titularisé Le Douaron et Mounié ?
Parce qu’on a imaginé que les Lensois allaient être très présents dans l’intensité. Sur la première partie du match, ils ne l’ont pas tellement été. On voulait casser leur pressing. On imaginait qu’ils allaient sauter les lignes, exploiter les deuxièmes ballons. On voulait être capables d’exister dans ce registre de jeu. Jerem (Le Douaron) et Steve (Mounié) offrent plus de garanties dans cette optique quand on allonge plus. C’est vrai que la première période n’a pas été notre meilleure. Mais pas seulement à cause d’eux. J’ai vu pas mal de leurs coéquipiers faire les efforts mais manquer de rythme, d’intensité pas assez. On a réussi à faire jeu égal avec Lens dans ce qui est leur force. Mais dans l’utilisation du ballon, on a manqué de justesse. Parfois, on n’est pas dans un grand soir.

Vous avez procédé à des changements très tôt…
On se disait que sur la deuxième partie du match, ça allait s’ouvrir un peu plus. On avait des joueurs capables de faire la différence. Les changements ont été faits plus tôt car on a pensé qu’ils pouvaient nous aider à faire basculer le match. Cela a failli le faire. Je suis satisfait du contenu global mais pas de la constance sur tout le match.

Est-ce un coup d’arrêt ?
On a connu cinq défaites cette saison. Cinq matches où on n’a pas forcément mérité de perdre. Par rapport au contenu, c’est une fierté d’avoir proposé des choses à Bollaert ou ce n’est jamais facile. Je ne pense que cela entamera notre dynamique. On a mis Lens en difficulté. C’est une défaite cruelle mais elle ne doit pas nous arrêter. »

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