Guillaume Gille a expliqué pourquoi il avait sélectionné Benoît Kounkoud pour le prochain rassemblement de l’équipe de France de handball. Le sélectionneur tricolore a rappelé l’importance de la présomption d’innocence au moment de soutenir l’ailier droit malgré l’accusation de viol contre lui.

Innocent jusqu’à preuve du contraire. Accusé de tentative de viol dans une discothèque parisienne lors des célébrations après le sacre des Bleus à l’Euro en janvier, Benoît Kounkoud participera bien au prochain rassemblement de l’équipe de France de handball. L’ailier droit de Kielce pourra donc jouer lors des matchs contre l’Argentine et l’Egypte, les 14 et 16 mars, pendant le Trophée des continents. Face à la presse ce mardi, Guillaume Gille l’a soutenu publiquement dans cette épreuve.

« C’est vrai que c’était plaisant de retrouver Benoît parce qu’il a traversé et il traverse encore un moment très compliqué », a estimé le sélectionneur de l’équipe de France. « On le traverse aussi avec lui parce que de se retrouver associé à une telle affaire ou chef d’accusation, ça nous éloigne quand même énormément de ce que l’on représente et ça ne nous ressemble pas. »

« Benoît est libre, accusé de de rien du tout »

Soupçonné d’avoir essayé de violer une jeune dans un établissement nocturne parisien Benoît Kounkoud fait l’objet d’une enquête du parquet de Paris. Placé en garde à vue le 30 janvier, l’international tricolore de 27 ans en est sorti libre le lendemain et « conteste fermement » les accusations « gravement mensongères » portées à son encontre, selon les mots de son avocat, maître Mario Stasi, à la fin de cette garde à vue.

Après avoir déjà rejoué à plusieurs reprises avec le club polonais de Kielce, Benoît Kounkoud va donc rejouer avec les Bleus cette semaine. A moins d’être condamné, l’ailier droit restera à la disposition de Guillaume Gille et de l’équipe de France.

« Pour moi, c’était important de témoigner mon soutien dans ce moment-là. Et je suis le premier à attendre que la justice fasse son travail et qu’on ait toute la clarté sur cette affaire », a poursuivi le technicien français face aux médias. « Jusqu’à preuve du contraire, Benoît est libre, accusé de rien du tout, il a en plus subi une problématique en club qui a été aussi douloureuse avec une suspension provisoire. L’équipe de France n’a pas vocation à rendre la justice. »

Jean-Guy Lebreton avec AV

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