Sur la playlist de la clairsemée Unibet Arena de Tallinn, en Estonie, « Champs-Elysées » a fini par supplanter « Viva Espana ». Mais les Bleues, en maillot blanc pour ce deuxième match de l’Euro, ont dû en passer par un tie-break pour se défaire d’une équipe d’Espagne à la défense quasi infaillible (22-25, 25-18, 23-25, 25-17, 15-10).

Surprises dès le début de la rencontre par la cadence imposée par l’Espagne, déjà héroïque la veille face aux Pays-Bas, malgré une défaite 3-0, l’équipe de France a tout d’abord reposé son attaque sur Amélie Rotar (14 points au total, dont 2 contres), sans pouvoir empêcher les rouge-et-jaune d’empocher le premier set.

Des remplacements inhabituels

Fait absent des dernières rencontres, en Challenger Cup fin juillet ou face à l’Estonie lors du premier match de l’Euro, Émile Rousseaux a multiplié les remplacements. En plus de l’habituelle Juliette Gélin, Émilie Respaut est entrée à la passe dès la fin du premier set, puis au milieu du troisième, cette fois en compagnie de Guewe Diouf en pointe. Seule Amélie Rotar est ensuite sortie, à partir du quatrième acte, au profit de la jeune Halimatouh Bah (19 ans), qui a tenu honorablement sa place (5 points, dont 1 contre) jusqu’à l’attaque finale de Lucille Gicquel au tie-break (25 points, 18/45 en attaque, 5 contres, 2 aces).

Les contributions d’Héléna Cazaute (16 points, 14/31 en attaque, 1 block, 1 ace), avec Amandine Giardino en défense, et des centrales Amandha Sylves (9 points) et Christina Bauer (8) ont permis aux Bleues de se défaire d’une Espagne portée par son infatigable libéro Patricia Llabres et les attaques conjuguées de Julia De Paula (14 points) et Carolina Camino (13).

Au classement de la poule D, la France rejoint les Pays-Bas avec deux victoires, mais n’occupe que la deuxième place au nombre de points, en raison de ce tie-break. Prochain match dimanche face à la Finlande (15 heures en France).

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