Choquée par le baiser imposé à Jennifer Hermoso par Luis Rubiales, Yolanda Díaz a réclamé la démission du président de la Fédération espagnole de football, lundi devant le Congrès espagnol, invoquant une agression sexuelle contre la footballeuse de 33 ans.

Le baiser volé (et surtout imposé) de Luis Rubiales n’en finit plus de secouer l’Espagne. Au lendemain du tollé provoqué par le président de la Fédération espagnole (RFEF), qui a embrassé Jenni Hermoso lors de la remise du trophée de la Coupe du monde féminine remportée par l’Espagne, Yolanda Díaz s’est emportée contre le patron du foot espagnol.

La ministre du Travail et de l’Économie sociale d’Espagne – également deuxième vice-présidente du gouvernement – a réclamé la démission pure et simple de Rubiales, invoquant une agression sexuelle. « Nous demandons la démission de Rubiales, qui a harcelé et agressé une femme. Ses excuses sont absolument inutiles », a-t-elle déclaré face aux médias ibériques réunis au Congrès.

Tout le gouvernement s’en mêle

Le ministre espagnol de la Culture et des Sports, Miquel Iceta, avait jugé à la radio publique cet acte « inacceptable » et avait demandé au président de la RFEF des « explications » et des « excuses ». Dans la tourmente, Rubiales s’est excusé dans la foulée d’avoir embrassé la footballeuse et a publiquement reconnu qu’il avait « certainement » commis une erreur avec Hermoso dans « un moment intense de bonheur » et « sans aucune mauvaise foi ».

La joueuse, tout comme sa mère, a de son côté semblé vouloir dégonfler la polémique. « C’était un geste mutuel totalement spontané, dû à l’immense joie de gagner une Coupe du monde. Le président et moi avons une excellente relation, son comportement avec nous tous a été excellent et il s’agissait d’un geste naturel d’affection et de gratitude », a-t-elle déclaré via un communiqué diffusé… par la RFEF.

Romain Daveau Journaliste RMC Sport

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