Avec la victoire 38-17 de l’Irlande contre la France en ouverture du Tournoi des VI Nations 2024, la presse irlandaise se réjouit que la relève de Johnny Sexton ait assuré pour faire oublier l’échec du Mondial 2023.

À Marseille, l’Irlande n’a pas seulement corrigé 38-17 le XV de France dès le match d’ouverture du Tournoi des VI Nations. Au regard des commentaires de la presse irlandaise, le XV du Trèfle a surtout offert une belle thérapie à ses supporters, plus de trois mois après l’élimination en quarts de finale de la Coupe du monde de rugby 2023 en France. « Une façon d’apaiser la douleur », admet Gerry Thornley de l’Irish Times, satisfait que « tout ait fonctionné du début à la fin » pour les joueurs d’Andy Farrell.

« Si Andy Farrell pouvait mettre en bouteille son remède contre la gueule de bois, il ferait fortune rien qu’avec les supporters irlandais à Marseille », plaisante Rúaidhrí O’Connor de l’Irish Independant. « Son équipe a traité la défaite de la Coupe du monde face à la Nouvelle-Zélande comme un simple accident de parcours », ajoute-t-il.

« Les Bleus ont bien plus ressenti la perte d’Antoine Dupont que l’Irlande celle de Johnny Sexton »

« La vie après Johnny ne semble pas si mal », dit par ailleurs l’Irish Times, en référence au légendaire Jonathan Sexton, à la retraite depuis le Mondial. « L’Irlande a passé outre la Coupe du monde de rugby en réalisant une étonnante performance maîtrisée, complète et satisfaisante », analyse plus globalement le journal, saluant au passage la « performance spectaculaire » de Joe McCarthy.

L’Irish Independant met plutôt l’accent sur Jack Crowley, le demi d’ouverture du Munster (cinq transformations, une pénalité). « Il passe le test de français avec brio. Johnny Sexton serait fier », écrit Cian Tracey.

« Il s’agissait d’un match entre les champions et les prétendants à la première place. Vous savez ce qu’on dit à propos de ce qu’il vaut mieux ne pas faire si l’on s’attaque au roi », note de son côté Neil O’Riordan pour The Sun.

« Les Bleus ont bien plus ressenti la perte d’Antoine Dupont que l’Irlande celle de Johnny Sexton », constate Michael Scully de l’Irish Mirror. Qui y voit au passage une revanche pour les clubs irlandais: « Marseille a été le cimetière des espoirs de Munster et de Leinster en Champions Cup dans le passé. Pour une fois, les Irlandais ont emporté un bon souvenir de l’Orange Vélodrome ».

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