Le PSG Handball s’est qualifié une sixième fois pour le dernier carré de la Ligue des champions de handball mercredi en dominant Kiel (32-29) lors du quart de finale retour.

Sans péril, Paris a rallié pour la sixième fois le dernier carré de la Ligue des champions de handball mercredi en dominant Kiel (32-29) lors du quart de finale retour après avoir fait une première différence à l’aller (31-27). « Le Paris Saint-Germain n’est pas mort », a lâché Elohim Prandi. Un an après la désillusion face à ce même club allemand dès les quarts, les Parisiens disputeront cette fois le Final Four, les 17 et 18 juin à Cologne, où ils courront après un premier sacre en C1.

S’ils sont à 120 minutes du titre suprême, celui qui les fuit depuis le rachat du club par Qatar Sports Investments (QSI) en 2012, ils le doivent une nouvelle fois à leur gardien danois Jannick Green, 11 arrêts (31%) mercredi et déjà décisif à l’aller. Arrivé à l’intersaison, comme son double, Andreas Palicka, pour remplacer Vincent Gérard et Yann Genty sur le départ, Green a remporté son duel à distance face à son compatriote Niklas Landin, dernier rempart de Kiel (5 arrêts, 23%).

Coups de butoir de Dainis Kristopans

Le double meilleur joueur du monde (2019 et 2021) a vite cédé sa place – dès la 20e minute – à l’autre portier, Tomas Mrkva, après s’être montré impuissant face aux coups de butoir de Dainis Kristopans (5 buts sur la période). « C’est le grand Dainis, a encore loué Prandi. Il a gagné une Ligue des champions tout seul quand il était au Vardar Skopje (en 2019, ndlr). C’était le meilleur joueur du monde à ce moment-là. Quatre ans après, on voit ce dont il est toujours capable. »

Un parfum de Cologne flottait déjà dans l’air du XVIe arrondissement. Car le défi était immense pour le club allemand au stade Pierre-de-Coubertin où les Parisiens ne se sont inclinés qu’une fois cette saison, face à une autre équipe de Bundesliga, Magdebourg (37-33), en décembre. Restait à ce que la porte entrouverte du Final Four n’aille pas se « refermer sur le nez des Parisiens », pour reprendre les mots d’Elohim Prandi. Les joueuses de Metz étaient bien passées à la trappe dans une faillite collective rare au même stade il y a moins de deux semaines.

« Défense encore énorme »

Mais en phase défensive, la double lame Luka Karabatic-Henrik Toft Hansen a coupé les tentatives de Kiel ayant opté pour la supériorité numérique en attaque (sans gardien). Plusieurs ballons grattés ou interceptés ont permis de punir les champions d’Europe 2020 en marquant dans les cages vides: des buts coup sur coup de Petar Nenadic (15-10), Luc Steins (22-17) ou encore David Balaguer ont à chaque fois calmé Kiel, quand la bande de Sander Sagosen (4 buts) se rapprochait.

« La défense a encore été énorme, a insisté le lutin Luc Steins. Et après, si tu peux marquer dans la cage vide, ça leur fait mal. Ce sont des buts, un peu un peu gratuits, qui ne nous coûtent pas beaucoup d’énergie et ça fait vraiment du bien. »

Dans autant d’explosions des 3.100 spectateurs de Coubertin. Parmi eux, un invité pas comme les autres, Nikola Karabatic, la légende du hand, n’a plus joué depuis trois mois pour cause de phlébite à la jambe droite. Sera-t-il sur le terrain à Cologne dans un mois ? Il bouillonnait mercredi. En tribunes mais au premier rang, l’arrière gauche était à portée de l’arbitre qu’il a plusieurs fois interpellé. Difficile de l’imaginer manquer un éventuel sacre: c’est pour faire soulever la C1 au PSG qu’il l’a rejoint il y a huit ans.

Source de l’article