Après Shirine Boukli (-48 kg), forfait car diminuée par un virus, c’est Marie-Eve Gahié qui ne participera pas au Masters qui se déroule de vendredi à dimanche à Budapest. Une épreuve majeure puisque ce tournoi ouvert au top 36 mondial de chaque catégorie de poids rapporte de précieux points pour le ranking olympique (cela permet d’être tête de série et de s’éviter un tirage de la mort jusqu’en quarts de finale).

« Marie-Eve ne se sent pas prête pour un événement mondial » confie Christophe Massina, le patron de l’équipe de France féminine de judo. Une manière pudique pour justifier le forfait de la championne du monde 2019 des -70 kg (26 ans) qui traverse une période personnelle pénible suite au décès de son père. À qui elle a rendu hommage sur son compte Instagram : « Maintenant ma vie ne sera plus jamais la même. J’ai été honoré d’être sa fille, qu’il soit mon père malgré les difficultés de la vie. »

L’Équipe présente à Marie-Eve et sa famille ses condoléances.

Margaux Pinot, sa principale rivale pour le sésame olympique en -70 kg, sera à Budapest

La sociétaire du PSG judo, qui se remet aussi d’une blessure au genou droit contractée lors des Championnats de France des clubs à Laval fin mai, ne sera donc pas à Budapest où elle devait combattre samedi 5 août. Margaux Pinot, elle, devrait bien être là pour ce rendez-vous également coché par le staff français pour la course à la sélection pour les JO 2024 à Paris.

En -70 kg, Pinot est la grande rivale de Gahié pour l’unique sésame. En 2021, la championne d’Europe 2020 l’avait doublée dans la dernière ligne droite pour les JO de Tokyo où elle avait raté sa compétition en individuel (non classée) avant de glaner le titre par équipe mixte.

Qu’est-ce que peut changer l’absence de Marie-Eve Gahié au Masters ? « Ça va dépendre du résultat car c’est un événement mondial » répond Christophe Massina, « Marie-Eve n’est pas médaillée mondiale cette saison (7e aux Mondiaux à Doha en mai dernier) et Margaux (non sélectionnée en individuel à Doha) a fait une belle compétition par équipe (en battant la Japonaise Saki Niizoe face à laquelle Gahié peine souvent). Mais rien n’est fait », précise le boss des Bleues.

En effet, si le chemin de sélection olympique n’a pas encore été totalement validé, il restera après le Masters plusieurs occasions de s’illustrer pour Marie-Eve Gahié d’ici le choix final pour Paris 2024, a priori après le Grand Chelem de Tel Aviv du 16 au 18 février 2024.

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