Metz n’a pas fait dans le détail, ce samedi après-midi à Erd, dans la grande périphérie de Budapest, pour l’entame de la Ligue des champions : victoire contre Ferencvaros (25-38), finaliste de la précédente édition, qui avait fermé la porte du Final Four aux Françaises, en quarts de finale.

À l’époque, Metz s’était déjà imposé à l’aller en Hongrie, avant de sombrer au retour dans ses Arènes et de dire adieu au Final Four que Ferencvaros avait retrouvé après des années de disette, avant d’être battu en finale par Vipers Kristiansand, désormais triple tenant de la Ligue des champions.

Ce samedi, Metz a imposé son rythme d’entrée, appuyé sur une défense appliquée, agressive derrière laquelle Camille Depuiset s’est montrée intraitable (8 arrêts sur 21 tirs dont 1 sur 3 pen.). De quoi permettre à l’équipe d’Emmanuel Mayonnade de déployer son jeu rapide, avec à la finition Chloé Valentini, la nouvelle capitaine en très grande forme en ce début de saison ou encore Lucie Granier, arrivée de Besançon cet été. Si bien que Metz a creusé l’écart d’entrée (0-5, 7e), Ferencvaros a dû patienter 7’38 » avant d’enfin tromper Camille Depuiset, grâce à Angela Malestein, à la faveur d’un décalage sur l’aile droite.

L’internationale néerlandaise a d’ailleurs évité aux Hongroises de totalement sombrer : avec un 6 sur 6 aux tirs en 22 minutes (9 sur 11 au final), pour ainsi permettre à FTC d’entretenir un maigre espoir (10-13, 22e). Mais Metz a proposé un jeu d’attaque nettement plus huilé avec notamment Sarah Bouktit toujours aussi solide au pivot (4 sur 4) qui s’est pourtant bien fait secouer les côtes par Béatrice Edwige, la pivot française de Ferencvaros, de retour après une seconde partie de saison dernière manquée sur blessure (genou droit). à la pause, le suspense s’était déjà évaporé (13-19).

Après la pause, dans les buts Hatadou Sako (remise d’une cheville douloureuse) a parfaitement pris le relais de sa collègue internationale en signant déjà 4 arrêts en autant de minutes (13 arrêts sur 24 tirs dont 1 sur 3 pen. au final). Là encore, ça a permis de lancer la mobylette Valentini en contre-attaque, l’ailière internationale a réalisé un festival : 9 sur 10, son seul échec a été un tir depuis sa zone d’ailière dans le but vide alors que Metz avait nettement pris le large (20-33, 51e).

Cela a permis à Emmanuel Mayonnade de donner du temps de jeu à tout le monde, en particulier à Djazz Chambertin qui l’a très bien mis à profit, aussi bien en défense (poste 2) qu’en attaque à l’arrière gauche, même si ses stats ne le reflètent pas forcément (3 sur 7 aux tirs). Metz, qui aspire à revenir au Final Four (1er-2 juin à Budapest) a parfaitement lancé sa campagne continentale (25-38).

À Brest de jouer ce dimanche soir

Ce dimanche (16 heures), c’est au tour de Brest d’entamer les hostilités européennes avec la réception de Györ, le véritable ogre hongrois, quintuple vainqueur de la Ligue des champions, mais seulement troisième en 2023. L’équipe où évolue Estelle Nze Minko, la capitaine des Bleues, a connu un début de saison compliqué avec une défaite, mercredi en Championnat national, malgré sept buts d’Ana Gros, ancienne Brestoise, et de Bruna de Paula, arrivée de Metz cet été.

Qui plus est, Györ a vécu un voyage galère pour venir en France : une correspondance manquée à Vienne (Autriche) pour Paris, qui a contraint l’équipe à dormir vendredi soir dans la capitale française, avant de rallier ce samedi Nantes en avion puis Brest en car. Brest a débuté le Championnat de France par trois victoires mais ne peut toujours pas compter sur Cléopatre Darleux, la gardienne championne olympique, toujours à la peine avec les conséquences d’une commotion cérébrale qui date de décembre 2022.

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