« C’est toi le patron Dustin ! »lui dit le commentateur de l’UFC, Joe Rogan, à l’issue du combat face à Benoît Saint-Denis remporté par K-.O. par l’Américain dans le deuxième round. « Non, je suis juste un combattant »lui a répondu le n°3 de la catégorie des légers qui s’est relancé pour une chance d’aller, à nouveau, chercher une ceinture qui le fuit depuis une décennie.

Poirier restait sur une défaite, subie en juillet 2023 par K.-O. face à Justin Gaethje (n°1 des légers) pour le titre BMF (« La pire mère enculée ») qui récompense les combattants les plus agressifs. A 35 ans, on le disait vieillissant, sur le déclin après avoir détenu le titre intérimaire de la catégorie, battu deux fois Conor McGregor et avoir failli soumettre la légende Khabib Nurmagomedov en septembre 2019. Le Russe, invaincu en 29 combats, dira d’ailleurs que ce fut sans doute le combat le plus difficile qu’il ait eu à disputer.

Mais Poirier est résilient. Dans la nuit de Miami ce dimanche, il a terrassé Benoît Saint-Denis d’un uppercut du gauche et d’un crochet droit à la pointe du menton dévastateurs. BSD s’est écroulé, toute lumière éteinte. Le Français avait pourtant parfaitement débuté son combat, celui qui pouvait lui ouvrir les portes d’une chance pour le titre. Saint-Denis avait remporté assez facilement le premier round, mettant beaucoup de pression sur l’Américain, contrôlant l’Octogone et gérant parfaitement la mi-distance, pourtant le point fort de Poirier. Poings, genoux, coups de coude en clinch, tentatives d’étranglement ou de clef de bras, l’ancien des forces spéciales sortait tout son arsenal.

Poirier subissait, s’essayait à plusieurs reprises à une guillotine qui le mettait plus en difficulté qu’elles ne prouvaient leur efficacité. « Trop de guillotines ? », lui demandait Rogan après le combat. « Non, toujours la guillotine », répliquait Poirier. Qui n’en n’aura pas eu besoin. Dans le coin du Français, à la minute de repos, Daniel Woirin, le coach de BSD, soufflait à son poulain : « ne pars pas à la bagarre! » Dans le coin rouge en face, on pestait : « tu lui montres trop de respect, tu n’utilises pas assez ton jab ! »

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