Le président de la Fédération française de tennis (FFT) Gilles Moretton a reconnu l’existence d’un problème « éternel » qui serait « à étudier » concernant les places vides.

Chaque année, c’est la même rengaine. Les places en loges laissées vacantes crispent une partie des spectateurs et téléspectateurs assidus de Roland-Garros. L’édition 2023 du tournoi n’a pas échappé à la règle, certaines rencontres parmi les plus alléchantes sur le papier ayant pâti en partie d’un taux de remplissage peu satisfaisant des loges et de la tribune présidentielle notamment, et ce dès le début du tournoi, alors que la billetterie grand public affichait complet la plupart du temps sur le site officiel du tournoi, à une ou deux rares exceptions.

Ce fut encore le cas pour la demi-finale ayant opposé l’Allemand Alexander Zverev au Norvégien Casper Ruud, mais également lors des demi-finales dames. « Sur les loges on aura toujours cet éternel problème », a reconnu le président de la Fédération française de tennis Gilles Moretton, qui s’en est tenu à cette affirmation, se contentant pour le reste d’éluder l’essentiel du sujet.

Le patron de la FFT a feint de ne pas comprendre la question qui lui était posée, se focalisant surtout sur les problématiques relatives au grand public qui, lui, fait généralement peu défaut.

Moretton: « Nous ne sommes pas parfaits »

« On essaie d’améliorer les choses parce qu’on est dans un pays où les gens prennent énormément de plaisir à se balader dans les allées et à faire le tour, a souligné Moretton. Je dois reconnaître qu’il y a parfois eu des matches exceptionnels où j’ai vibré, et d’autres où il ne s’est pas passé grand-chose. Quand il ne se passe pas grand-chose, on sort de la tribune, on va voir d’autres matchs. Forcer les gens à rester assis dans une tribune alors qu’ils ont acheté leur place et que le match n’est pas extra. Je pourrais citer quelques-uns de ces matchs mais je ne le ferai pas par décence pour les joueurs, mais je me suis embêté sur des matches, parce que pour réussir un match, il faut être deux. Et parfois, ce n’est pas terrible. »

Relancé sur les absences constatées en tribunes lors de la finale dames, Gilles Moretton avait là aussi sa propre explication. Selon lui, il y a eu « beaucoup de va et vient parce que les gens ont eu chaud, très chaud ».

« J’étais moi-même discrètement amené à apporter de l’eau à mes voisins », a-t-il ajouté. « Il faut comprendre ces choses-là. C’est aussi le mode de fonctionnement, c’est peut-être notre différence. On est content d’être différent aussi, par rapport aux autres tournois du Grand Chelem, chacun a son identité. J’assume celle que l’on a ici, maintenant. Vos points sont des points d’amélioration à étudier. Nous ne sommes pas parfaits », a-t-il conclu.

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