Une seule personne semble douter que Patrice Bergeron soit un jour membre du Temple de la renommée du hockey: lui-même.

Il va sans dire que le Québécois mérite d’être intronisé au panthéon dès sa première année d’admissibilité, en 2026. Aucun athlète n’a remporté plus de trophées Frank-J.-Selke que lui, soit six, et il est considéré par plusieurs comme le plus grand attaquant défensif de l’histoire.

L’ancien leader des Bruins de Boston est toutefois un homme très modeste – peut-être trop – quand vient le temps de parler de son héritage.

«Je n’ai jamais vraiment porté attention aux honneurs et aux récompenses individuelles», a-t-il admis lors d’une récente entrevue avec le journaliste du LNH.com Mike Zeisberger.

«Pour moi, le Temple de la renommée a toujours paru si lointain, a ajouté Bergeron. C’est un honneur réservé aux légendes et je n’ai jamais prétendu faire partie de cette catégorie. Alors non, je n’y ai jamais vraiment pensé.»

Bien qu’il n’ait remporté qu’une seule coupe Stanley, en 2011, il peut facilement se comparer à des légendes comme Bob Gainey et Guy Carbonneau, deux joueurs d’avant qui ont eu un impact semblable au cours de leur carrière respective et qui font partie du Temple.

La retraite lui va

C’est en participant aux cérémonies de début de saison des Bruins que Bergeron a compris qu’il avait pris une bonne décision en accrochant ses patins cet été.

«Le fait que ça me manque, c’est assez bizarre. Je crois que j’étais prêt. Je dirais que le dernier mois me l’a confirmé», a-t-il affirmé.

«Ça m’a manqué pendant 5-10 minutes et je me suis dit: “Je ne pourrais pas passer au travers d’un calendrier comme ça encore”. Je ne crois pas que je pourrais résister physiquement. Mon corps est ailleurs», a assuré celui qui a disputé 20 saisons dans les rangs professionnels.

Plusieurs observateurs pensaient que les Bruins ne sauraient se tirer d’affaire en 2023-2024 après les départs à la retraite de Bergeron et David Krejci. De nouvelles personnes se sont levées afin de combler le vide immense qui s’est créé dans le vestiaire et au centre des deux premiers trios.

«Je ne suis pas surpris. Je connais la force de caractère de ce vestiaire. Je connais les gars. Je sais qu’ils sont des personnes qui se montrent à la hauteur. […] Il y a des gars là-bas qui ont toujours besoin d’un nouveau défi quand on leur dit “non”, comme ils ont fait cette saison. C’est de cette façon dont ils sont bâtis», a analysé le natif de L’Ancienne-Lorette, auteur de 1040 points en carrière.

Comme l’an dernier, Boston se retrouve au sommet de l’Association de l’Est, ce qui comble de bonheur Bergeron. Selon lui, toutes les pièces sont en place pour que ses Bruins connaissent une très longue saison.

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