« Comment va votre épaule gauche fragilisée ? Et qu’en est-il de votre participation aux Championnats de France, ce samedi à Caen, en -73 kg, que le staff national avait coché comme premier test depuis votre retour après huit ans d’absence ?
Pas très bien. Je vais être forfait. J’ai une rupture d’un tendon. C’est venu progressivement. Une douleur progressive qui est arrivée au fait que je ne pouvais plus lever le bras, nuit et jour. Il n’y avait plus possibilité de s’entraîner. À un point d’inflammation très fort. Je ne sais pas sur quel mouvement précis ça s’est fait.

C’est sur mon épaule malade, celle opérée, avant que j’arrête (en 2015). J’avais eu une grosse opération à l’époque, j’avais fait la rééducation correctement et à la reprise j’avais refait un tournoi et arrêté par la suite. Depuis, je n’avais rien refait de spécifique dessus. Ma priorité aujourd’hui est aux soins, que ça se remette au mieux et au plus vite.

Est-ce que par rapport à votre défi Paris 2024, c’est râpé ?
Non. Pour moi, ça ne change rien. Même si je suis assez conscient que les Championnats de France étaient le début de quelque chose de concret, ça partait de là. J’ai conscience de ça. Mais je n’ai pas décidé d’arrêter ce projet. Juste me soigner et voir comment se passe la suite. Même si je suis conscient que c’est un gros frein à ce projet, déjà qu’il était compliqué. La catégorie nous fait dire que tout est possible.

Même si ces Championnats de France, en plus d’être un premier point de passage mis par le staff national, sont qualificatifs pour le Grand Chelem de Paris (2-4 février 2024)…
Bien sûr. Évidemment, tout ça, je l’ai analysé. Là, ça passe par du repos.

« Mon corps a sonné un petit signal d’alarme, il faut l’écouter »

Ce souci physique est-il provoqué par le fait que votre organisme n’est plus habitué à ces efforts après huit ans d’arrêt ?
On a tout mis en place pour ma reprise, on n’a pas grillé les étapes, on a fait attention. J’ai été suivi. J’ai essayé d’être le plus prudent possible. Mais à un moment, il faut passer à l’action. Il faut s’entraîner, il n’y a pas de secret. Mon corps a sonné un petit signal d’alarme, il faut l’écouter. Ce n’est pas un corps d’un homme de 22 ans (il en a 34)je le savais. On a tout fait pour éviter que ça arrive. Ça fait partie du chemin.

Ce qui est frustrant, c’est que dans votre catégorie des -73 kg, aucun leader ne se dégage…
Absolument.

Comment vous étiez-vous senti sur vos tournois de préparation, à Prague fin septembre (2 combats, 1 victoire) et Malaga mi-octobre (6 combats, 4 victoires) ?
J’ai eu des douleurs à Malaga mais j’ai pu faire six matches, il y avait quelque chose d’intéressant. Évidemment, je n’étais pas encore au max. Je ne me sentais pas dépassé, j’avais des sensations qui commençaient à revenir. Je me sentais un peu plus laborieux à Malaga. Mais c’était de bon augure. »

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