Des peines de douze mois de prison avec sursis, avec interdiction de stade pendant trois ans, ont été prononcées contre trois supporters de l’AC Ajaccio, qui étaient jugés pour l’agression de Kenzo, jeune supporter de l’OM, et sa famille.

Les trois supporters jugés pour l’agression de Kenzo lors du match AC Ajaccio-OM ont été condamnés ce vendredi à douze mois de prison de sursis et une interdiction de stade de trois ans. Le tribunal correctionnel d’Ajaccio a également prononcé des amendes de 500 et 1.000 euros.

Les trois prévenus âgés de 20 ans avaient comparu libres fin août et nié toute violence lors de cette rencontre de Ligue 1 disputée le 3 juin au Stade François-Coty. Ils avaient cependant reconnu être entrés dans la loge où se trouvait la famille de Kenzo, enfant de 8 ans qui souffre d’un cancer au cerveau. Avec l’appui des images de vidéosurveillance du stade, ces hommes étaient accusés d’avoir fait irruption pendant 14 secondes dans cette loge et d’avoir frappé le père de famille avant de lui extorquer son maillot de l’OM.

Un jugement inférieur aux réquisitions

Le procureur avait requis une peine plus sévère à l’encontre du supporter considéré comme ayant tenu le rôle principal. Une peine de 18 mois d’emprisonnement, dont 12 avec sursis, avait été requise contre lui, ainsi qu’une amende de 1.500 euros et une interdiction de stade de cinq ans. Pour les deux autres prévenus, le procureur avait demandé douze mois de prison avec sursis, 1.000 euros d’amende et une interdiction de stade de cinq ans.

L’affaire avait fait grand bruit, au point de remonter jusqu’à l’Élysée. Le président Emmanuel Macron avait alors demandé des sanctions « claires et fortes ».

La famille de Kenzo satisfaite

« Ce sont des peines justes », a déclaré Me Frédéric Pourrière, l’un des avocats de la famille de Kenzo. « Le tribunal, à juste titre, a condamné ces jeunes pour l’ensemble des préjudices de nos clients. Les clients se voient satisfaits que le tribunal ait bien compris que des violences ont été exercées sur les enfants que sur eux-mêmes », a-t-il ajouté au micro de BFMTV.

« Les peines prononcées aujourd’hui sont à la hauteur des faits reprochés, c’est-à-dire d’une extorison de t-shirt pour parler plus simplement, a réagi Me Laetizia Ziller, avocate de l’un des prévenus. Nous prenons acte de la peine qui a été prononcée. (…) Mon client regrette d’être monté dans cette loge, cette extorsion de maillot de l’OM, mais il ne peut regretter ce qui n’a pas fait, c’est-à-dire porter des coups ».

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