Les clubs de Paris-Saint-Cloud et de Levallois vont fusionner leurs deux équipes professionnelles. Si la formation clodoaldienne est qualifiée pour la coupe d’Europe, Levallois était descendu en fin de saison en Ligue B féminine. Agnès Pottier-Dumas, la maire de Levallois, explique à RMC SPORT les raisons et les ambitions de cette fusion à l’origine d’un nouveau club, le Levallois-Paris-Saint Cloud.

Agnès Pottier-Dumas, pourquoi cette fusion ?

Tout est parti d’un constat commun avec le maire de Saint-Cloud, Eric Berdoatti, que je côtoie au conseil général. Incités par le président du département, nous avons discuté lors de la confrontation entre nos deux équipes en Ligue A Féminine en janvier dernier et nous avons souhaité construire une grosse équipe dans les Hauts de Seine pour jouer au plus haut niveau. Les synergies sont fortes. L’équipe de Paris-Saint-Cloud a une belle équipe depuis 20 ans mais n’a pas de salle car elle joue à Paris et Levallois a une très belle salle Marcel-Cerdan mais un apprentissage du haut niveau plus compliqué. Les Valkyries descendent en Ligue B. C’est une équipe amateur qui a su progresser jusqu’à l’élite. Saint-Cloud a une équipe qui joue à Paris et le département finance une équipe qui ne joue pas dans le département. Tout le monde y a trouvé des avantages indéniables.

La descente de Levallois en Ligue B Féminine est aussi une bonne raison ?

Sportivement, c’est vrai, on a l’occasion d’avoir notre place parmi l’élite après s’être fait malmener malgré l’investissement du coach Fred Havas et des joueuses. Le haut niveau est très différent du monde amateur. En 2022, nos volleyeuses ont survolé le championnat mais en 2023 elles n’ont pu conserver leur place parmi l’élite. Le sport de haut niveau coûte très cher et les collectivités doivent réaliser sans cesse un gros effort financier durant cette période compliquée. Qui plus est, ce ne sont pas des sports très médiatiques.

Dans la finance 1+1 ne fait pas 2 quand deux entités fusionnent. Qu’apporte la ville de Levallois et le club des Valkyries ?

Levallois apporte son Palais des Sports Marcel-Cerdan de 4000 places et ses moyens financiers. La ville de Levallois entre dans le capital du club et assure ses subventions pour une total de près de 650.000 euros sur un budget autour du million. J’ai souhaité que notre coach Frédéric Havas, en place depuis 5 ans, reste dans l’aventure en devenant le manager général du club. C’est grâce à lui que le club de Levallois en est là aujourd’hui en la faisant monter des rangs amateurs jusqu’à la Ligue A Féminine. L’entraîneur de Saint-Cloud reste en poste. Il fallait que tout se passe bien avec Saint-Cloud pour ne pas avoir l’impression qu’un club vampirise l’autre.

Le Palais des Sports Marcel-Cerdan répond aux exigences de la « Licence Club » de la LNV avec ses normes bien précises ?

Le nombre de places est homologué. Reste l’affichage. Nous devrons sans doute le démonter pour avoir la hauteur sous plafond réglementaire.

Une nouvelle ère s’ouvre donc pour le Levallois-Paris-Saint Cloud ?

Notre partenaire clodoaldien et son président Philippe Peters ont la connaissance de l‘élite. Tous et toutes ensemble, nous avons l’ambition de créer une équipe de très haut niveau qui sera capable de rivaliser sur le plan sportif et financier avec les meilleures équipes du championnat de France. On a ces ambitions. Saint-Cloud a fini deuxième de la saison régulière. L’idée est de jouer la coupe d’Europe pour avoir un club qui rayonne pour faire de Levallois-Paris-Saint Cloud un club qui compte dans le volley féminin.

Propos recueillis par Morgan Besa

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